Les watts seuls ne définissent pas un circuit sûr. Tension, phase, facteur de puissance, démarrage, service, parcours et règles applicables doivent être étudiés ensemble.
1. Relevez les exigences réelles de l’appareil
Photographiez la plaque et la notice. Notez tension, phase, fréquence, puissance ou courant d’entrée, facteur de puissance, démarrage et éventuelle exigence d’un circuit dédié.
Ne remplacez pas l’entrée électrique par la puissance thermique, frigorifique ou mécanique utile. Pompe à chaleur, pompe et compresseur peuvent demander beaucoup plus au démarrage.
2. Estimez clairement le courant permanent
En monophasé, la puissance apparente vaut la puissance active d’entrée divisée par le facteur de puissance. Sa division par la tension efficace donne le courant approximatif. Utilisez la valeur documentée pour l’électronique et les moteurs.
Gardez toute marge comme donnée séparée. Elle compare des scénarios mais ne remplace pas les règles locales sur charge continue, moteur ou protection.
3. Décrivez tout le parcours du câble
Mesurez le parcours réel, pas la distance directe. Relevez matériau, pose, température, groupement, isolation et chaque connexion ou sectionneur.
L’écran inclut les résistances aller et retour du cuivre. Il ne calcule ni l’intensité admissible ni la partie réactive de la chute CA. Longues lignes, moteurs et grosses sections peuvent exiger un calcul d’impédance complet.
4. Coordonnez câble et protection dans une même étude
Une faible chute ne prouve pas que le conducteur supporte le courant. Il faut vérifier intensité admissible corrigée, déclenchement, courant de défaut, coupure, terre, isolement et limites des bornes.
Suivez la notice et les règles locales. Câblage fixe, tableau et essais finaux doivent être réalisés ou contrôlés par une personne qualifiée lorsque requis.
5. Vérifiez le circuit sous une charge représentative
Avant service, contrôlez polarité, conducteurs de protection, connexions, isolement et essais requis. Comparez ensuite tension à la source et à l’appareil sous charge, démarrage compris.
Chute inattendue, chaleur, odeur, décoloration, déclenchement ou instabilité demandent une recherche. Consignez courant et tension pour comparaison future.
Contenu minimal du cahier
| Donnée | Utilité | Preuve |
|---|---|---|
| Entrée électrique | Fixe la demande permanente | Plaque ou mesure |
| Démarrage | Teste la demande brève | Données fabricant |
| Parcours | Affecte chute et intensité | Parcours mesuré |
| Conditions de pose | Modifient la capacité | Inspection du site |
| Protection et terre | Maîtrisent le défaut | Étude et essais |
Exemple travaillé
Un appareil de 2,2 kW sur 30 m
Supposons 230 V, facteur de puissance 95%, marge 125% et cuivre 2,5 mm² pour l’écran de chute.
Puissance apparente = 2 200 / 0,95 = 2 316 VA Courant permanent = 2 316 / 230 = 10,07 A Courant avec marge = 10,07 × 1,25 = 12,59 A Chute résistive = 2 × 30 × 12,59 × 0,0175 / 2,5 = 5,29 V (2,30%)
Ces chiffres décrivent un scénario à vérifier. Ils ne choisissent ni conducteur, disjoncteur, différentiel, terre ni mode de pose.
Que faut-il préparer
- Plaque et notice de l’appareil
- Tension, phase et fréquence
- Charges permanentes, de démarrage et simultanées
- Parcours mesuré et conditions de pose
- Règles applicables et professionnel qualifié
Erreurs courantes
- Employer la puissance utile au lieu de l’entrée électrique.
- Supposer un facteur de puissance égal à un partout.
- Prendre la chute comme preuve d’intensité admissible.
- Ignorer le démarrage et la notice.
Vérification des références : 5 septembre 2026. Les sources incluent des agences publiques américaines. Les principes sont généraux ; les réglementations et les valeurs de conception doivent être vérifiées là où vous habitez.Les exemples concrets utilisent des entrées hypothétiques indiquées.